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samedi 17 août 2013

Le tombeau des lucioles


Cinema japonais
Le Tombeau des lucioles est le premier film d’animation japonais que j’ai regardé. Je devais avoir 10 ans lorsque je l’ai vu.

L’histoire se déroule dans le Japon, durant la seconde guerre mondiale.
Seita, jeune garçon de 14 ans, et sa sœur Setsuko âgée de 4 ans se retrouvent livrés à eux même. Leur mère est décédée de maladie, tandis que leur père grand officier de la marine, est parti en guerre.
Une tante finit par les accueillir, mais elle se montre de plus en plus méchante avec eux.
Les enfants s’enfuient et vivent dans un abri désaffecté. Ils connaitront la faim, la maladie et une fin tragique.

Peu réjouissant n’est-ce-pas ?
Et pourtant, le film n’est pas complètement dépressif : au contraire malgré leur calvaire, les enfants essayent de survivre tout en gardant leur âme d’enfant. Ils jouent, ils s’amusent, ils rigolent de bon cœur.
 Je me rappelle avec émerveillement les enfants qui regardent les lucioles la nuit, allongés sur leurs paillasses. Les lucioles dansent sous leurs yeux, et forment des paysages.
Mes souvenirs de ce film sont aussi (étrangement) liés à la nourriture. J’ai été particulièrement choquée par le comportement de la tante (mais pourquoi est-elle si méchante ?!) qui réduit leur quantité de riz au fur et à mesure. La faim sera omniprésente à la fin du film.
enfantLa petite Setsuko a une boîte remplie de bonbons : c’est son trésor. Elle mange religieusement chaque bonbon.
A la fin, quand la boîte est vide, Setsuko est malade et n’arrive plus à manger. Son frère met alors de l’eau dans la boîte et la lui fait boire. L’eau prend alors le goût des bonbons. C’est le passage qui m’a le plus marqué.
J’étais admirative du dévouement et de l’ingéniosité du grand frère qui aide sa petite sœur à manger (Il fallait y penser tout de même à remplir cette boîte d’eau ).
Étrangement, je n’ai pas été peinée par la fin. J’étais plutôt choquée de voir qu’ils mourraient tous les deux, mais la dernière scène du film montre leurs esprits réunis.

Bien des années plus tard, j’ai regardé à nouveau ce film. Devenue plus sensible avec le temps, je n’ai pas attendu la fin pour fondre en larmes.
       

Le tombeau des lucioles 

Isao Takahata, d'après l’œuvre de Akiyuki Nosaka 

Le Studio Ghibli, 1988 

     
          
Trouver ce DVD dans les médiathèques du réseau les Portes de l'Essonne

samedi 10 août 2013

Fievel et le nouveau monde

Russie
Fievel et le nouveau monde,ce dessin animé a marqué mon enfance.

 L’histoire se passe en Russie, les souris sont de plus en plus menacées par les chats.
 Fievel Souriskewitz et sa famille décident de mettre un terme à leur triste sort en émigrant aux États-Unis, terre pleine de promesses où, se murmure-t-il, il y a des miettes de pain sur toutes les armoires et on n'y rencontre pas de chat.
Mais les désillusions sont au rendez-vous. Fievel se retrouve séparé de sa famille et doit affronter la dure réalité dans la grande ville de New-York.

dessin animéCe dessin animé nous entraine dans une grande aventure pleine d’émotions...

Fievel et le nouveau monde 

Don Bluth 

Universal Pictures      

        
       

  
     

       

samedi 3 août 2013

Montparnasse-Pondichéry - Yves Robert


Premiers souvenirs de cinéma

Pas évident de choisir parmi tous mes souvenirs de cinéma !

Je pourrais parler de « La Petite Sirène », vu avec ma mamie qui m’avait donné un bonbon à la menthe lorsque le film a été brusquement interrompu par une panne de courant et que je m’étais mise à pleurer.
Des films en noir et blanc que nous allions voir avec la classe dans le petit cinéma de quartier.
Ou encore, des « Aristochats », où j’ai passé la séance à angoisser, car j’avais peur que la tante qui m’y avait emmenée, et qui était enceinte, n’accouche pendant le film…

Finalement, mon choix s’est arrêté sur le film « Montparnasse-Pondichéry » d’Yves Robert.
C’était en 1993, un samedi après-midi, dans le quartier de l’Opéra, avec une de mes tantes. J’avais 6 ½ ans.
Pas spécialement emballée par un film, moi qui allais plutôt au cinéma voir des dessins animés Disney. Et puis, Miou-Miou, Yves Robert, André Dussolier, ça ne me parlait pas beaucoup !!
Je me souviens que nous avions très faim en arrivant. Pour me faire patienter, ma tante m’avait promis un pain au chocolat à la sortie. J’avais hâte que le film se termine.
Et puis, les lumières se sont éteintes, la musique « UGC » a retenti, le film a commencé.
Très rapidement, l’histoire m’a plu : une mère de famille et un sexagénaire reprennent leurs études afin de décrocher le baccalauréat. L’idée de voir des adultes parmi des jeunes dans une salle de classe m’avait d’abord amusé.
Et puis, je me suis laissé porter par les personnages, les belles histoires d’amour et d’amitié. Je me souviens encore de la scène finale où Miou-Miou débarque à Pondichéry.

Au final, ce film nous a tellement plu que nous sommes restées à la séance d’après pour le voir une seconde fois. Oubliés la faim et le petit pain au chocolat qui me faisait tant saliver quelques heures auparavant !

Montparnasse-Pondichéry

Yves Robert

Gaumont


Texte proposé par Liza de la médiathèque Simone de Beauvoir

samedi 27 juillet 2013

Le roi lion

Dessin animéMon premier souvenir de cinéma est, comme pour mes collègues, un dessin animé de Walt Disney. Il s’agit du Roi lion, sorti en 1994, j’avais alors 7 ans.

Le Roi lion raconte l’histoire d’un jeune lionceau, Simba, qui vit heureux auprès de sa famille, dont son père, le roi Muphasa, et de sa grande copine Nala.
Un jour, son oncle Scar, jaloux de son frère et avide de pouvoir, manigance un plan afin de récupérer la couronne. Muphasa meurt et Scar arrive à convaincre Simba que c’est de sa faute. Celui-ci s’enfuit en direction de la jungle et fait la connaissance de Timon et Pumba qui vont lui apprendre la philosophie du hakuna matata.

SavaneJe me souviens être allée le voir trois fois au cinéma, et à chaque fois, j’étais en larme ! J’adorais les chansons, j’écoutais la K7 en boucle.
Aujourd’hui encore, ça reste mon Disney préféré.

Le roi lion

Roger Allers, Rob Minkoff

Walt Disney, 1994

                                           
                                                      


               

Trouver le dessin animé, la bande originale ou la novélisation dans les médiathèques du réseau les Portes de l'Essonne
                                                                

dimanche 21 juillet 2013

Thierry la Fronde

Dans les années soixante au XXème siècle, les enfants n'allaient pas encore tous au cinéma alors à la télé, nous regardions plutôt les "feuilletons" (aujourd'hui, on appelle ça abusivement des "séries"  alors que ce ne sont que de vulgaires feuilletons télévisés).

Dans mon souvenir nostalgique, le  premier qui me vient à l'esprit, c'est "Thierry la Fronde et ses compagnons " (j'ai toujours l'air dans  la tête). C'était un rendez-vous télévisuel incontournable.
Plus tard, il y aura Zorro, les Mystères  de l'Ouest, Mannix et bien sûr Starsky et Hutch...
Il y avait la belle Isabelle qui avait peut-être les yeux bleus mais la télé étant à l'époque en noir  et blanc, on pouvait pas savoir. Plus tard, les Inconnus en feront
un sketch.
C'était tellement important dans notre vie que mon frère, ma soeur et moi, nous jouions à la télé. Elle nous regardait et nous faisions les feuilletons à sa demande inventant avant l'heure le zapping.

      

         
Quand j'étais en colo, loin de mes parents, alors qu'il fallait huit jours à une lettre envoyée par la  poste pour nous revenir avec la réponse, ma mère m'envoyait des cartes postales avec la bande de Thierry la Fronde pour me rassurer.
Dans les sixties, pas de smartphone, pas d'Internet même pas de téléphone. C'était la préhistoire.
       
Un épisode de la série :

ORTF.fr Thierry la Fronde par annees_ortf
 

samedi 13 juillet 2013

Blanche-Neige



Blanche Neige et les 7 nains est mon premier souvenir de cinéma ; ce film m’avait vraiment totalement captivé à l’époque :

Une femme de ménage qui chante, un pigeon qui rougit, ça commence bien !
Tiens, le Prince de L.U. ! Hum, mangerais-bien un p’tit choco avec un verre de lait, moi…
Waoo, comme elle est jolie ! Cet habit, cette robe, ce bleu, ce jaune, ce rouge.
Heureusement qu’elle s’est changé ! Elle est beaucoup plus belle comme ça.
Par contre, le gros barbu, là, il va quand même pas … il va quand même pas oser !?
Ah, non, j’ai cru que…mais où elle va maintenant ???
Attention ! tu vas craquer ta robe !!! A croire que ça lui plait d’avoir des fringues déchirées !!!
Voilà, chante avec l’oiseau, c’est moins salissant.
Ah non, mais par contre on ne rentre pas chez les gens comme ça, ma grande !!!
Même si c’est pour faire un peu de rangement et de nettoyage, c’est sympa mais tu les connais pas, ceux qui habitent là !!!
Tiens, justement, les voilà qui reviennent.
Mais  combien sont-ils ? Ils ont tous une barbe, sauf le dernier. Ils rentrent du travail ; ça a l’air super loin de leur maison.
Hey, mais par contre c’était bien la peine de tout nettoyer si tu fais dormir tous les animaux de la forêt dans les draps propres ! Attention, les lapins ça fait plein de petites crottes.
Et voilà, qu’est-ce que je disais ! Ils sont pas contents les petits travailleurs barbus.
En plus tu les obliges à se laver ! Comme s’ils n’étaient pas capables de… ah, bein peut être que tu as bien fait, finalement…
Oulala, qu’est-ce qu’il fume ce miroir ! Doit-y avoir un problème, quand même.
Ah, tiens, un alambic. Il doit lui aussi être défectueux, ça fume de nouveau.
Ah non, mais madame, faut pas boire ce truc là ! Vous allez être malade !
Et voilà, qu’est-ce que je disais !
Regardez ! Ca vous a fait une réaction allergique ! Quelle grosse verrue ! Et ce nez crochu !!! On dirait celui de ma tante…
Par contre, le sweat à capuche noir, je comprends mais ça n’est pas tellement à votre avantage.
Comment ? Une pomme d’amour ? Oui mais c’est une pomme d’amour version Halloween, là, non ?
Ah c’est pour offrir ? Bein, mouais… Pas terrible comme cadeau, franchement.
Et puis faudrait attendre que vous allergie s’arrange parce que là, personne n’acceptera votre cadeau avec la tête que vous avez.  
Vous avez du mal à marcher en plus. Prenez un rendez-vous chez votre médecin traitant, c’est plus sage.
Vous allez nous faire un malaise, on sera vernis !
Voilà, asseyez-vous là, dans la cuisine de l’autre fana du ménage, avec son nœud rouge dans les cheveux.
Ah, c’est gentil de lui donner votre pomme pour la remercier.
Ah non… mais c’est pas possible !!!
Elle fait une allergie elle aussi !
Vous moquez pas, c’est pas drôle ; ça a l’air sérieux.
Et pis en plus, il pleut. Ca va être coton de trouver cette maison au milieu des bois, pour l’ambulance, avec ce temps de chien. Où est le téléphone ?
Comment ? Vous partez ?! Vous devriez attendre un peu parce que là, une mauvaise chute est vite arrivée et puis vous avez toujours cette allergie qui continue et…oh ! qu’est-ce que je disais ! Faudra pas vous plaindre si vous avez des égratignures, après !
Surtout que vous avez laissé l’autre dame à moitié inconsciente.
Ah, elle à l’air d’aller mieux, elle se réveille.
Elle a un appareil digestif solide, on dirait. Elle doit avoir l’habitude de manger épicé.
Tiens, revoilà le prince de L.U.
Décidément, tout tourne autour de la bouffe, dans cette histoire !

Blanche-Neige et les sept nains

David Hand 

Walt Disney 


Souvenir de cinéma de Vincent de la médiathèque Raymond Queneau
           

Trouver ce film dans les médiathèques du réseau les Portes de l'Essonne
                       
                         
Découvrir  la version des frères Grimm illustrée par Benjamin Lacombe 
                                   
                                         

dimanche 7 juillet 2013

Le livre de la jungle

Mowgli
Le livre de la jungle est le tout premier film que je me souviens avoir vu au cinéma. J'avais quatre ans.
C'était pour moi très important parce que, en moyenne section de maternelle, nous avions travaillé sur le livre tout l'année.
J'en avais une adaptation chez moi et je me l'étais fait lire de très nombreuses fois. Je connaissais donc très bien l'histoire et j'étais très impatiente de la voir en dessin animé.
 
 
L'histoire : 
Un bébé dérive sur un fleuve. Une louve le trouve et l'adopte. Elle l'appelle Mowgli et l'élève parmi ses louveteau.
Mais Mowgli est menacé par un tigre. Sa mère le confie à Bagheera, une panthère noire qui lui apprend à se débrouiller dans la jungle. La tache est rendu plus difficile par Baloo, un ours qui  entraine Mowgli dans de grande partie de jeux et de danse.
 
   
Dessin animéJe me souviens avoir adoré le film, m'être trémoussée sur les chansons de Baloo et avoir eu très peur de Kaa, le python hypnotiseur.
C'est donc la première fois que je me suis cachée derrière le fauteuil de devant pour ne plus voir l'écran et, même si le dessin animé m'a beaucoup plu, c'est aussi la première fois d'une très longue liste où je suis sortie du cinéma en disant : "le livre était beaucoup mieux"

Le Livre de la jungle

Wolfgang Reitherman
Walt Disney Pictures, 1967





roman

Les médiathèques n'ont pas le DVD, Walt Disney ne donne pas facilement les droits pour que les bibliothèques prêtent ses films.
 
Mais vous pourrez trouver sur le réseau la bande originale du dessin animé, la novélisation, et surtout le roman de Rudyard Kipling
     
 
         
                   

Souvenirs de cinéma

L'an dernier, tout au long de l'été, les bibliothécaires ont évoqué leur lecture d'enfance.
Cette année, un nouveau vent de nostalgie souffle sur le blog. Les bibliothécaires se souviennent de leur premières séances de cinéma, des films et des dessins animés qui les ont marqués.

Si vous aussi, vous avez envie d'écrire sur vos premiers pas au cinéma  envoyez-nous vos textes. Nous serons heureux de les publier ici.
N'hésitez pas à commenter nos messages si vous avez aimé ou pas les même films que nous.

Bon été sur Bibliobloguons.